Geste et Opinions

Coupures de presse
(à compléter)

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Radio – TV

1974 Toronto, Radio Canada (mai(…) interview de 55 minutes
1976 « Eclaquatre » expérience de groupe et créativité, durée 15 jours à huis clos, avec les peintres Francine Simonin, Kurt von Ballmoos, Greth Guntern-Galatti et le Dr Gottlieb Guntern, film 16 mm, durée 30 min. expérience suivie par la Radio Suisse Romande (Michel Bory) et par Peter Wanner pour le Badener Tagblatt et le Basler Nachnichten.
1977 « Les Carnets du Silence » émission à la Radio Suisse Romande de Jacques Roman, Durée 50 min.
« Act » création de groupe à la Galerie Le Môtier, Romainmôtier, avec Henri Barbier, Christiane Cornuz, Maurice Pittet et Kurt von Ballmoos, durée 6 heures, action suivie par la Radio Suisse Romande, ainsi que par divers journalistes.
1978 « Peintres vaudois » Film 8 mm, durée 20 min. de Jean Matter, Lausanne.
1984 « Midi-Public » juin, Télévision Suisse Romande.
1995 « Ami-Amis » mai, Radio Suisse Romande La Première, durée 55 min, émission de Daniel Fazan, avec André Jaccard.
1998 « Les Poètes de la Fête » émission Voilà TV Suisse Alémanique, carte blanche à Nicolas Henchoz durée 8 min. avec J.-C. Viellefond, A.Jaccard, A.C Desarzens, et Mario Masini.
2008 « Intérieurs » Radio Suisse Romande La Première, durée 60 minutes, émission de Daniel Fazan.
2013 RTS Espace 2 « Les Matinales »13 avril, durée 15 min.

INTERVALLE – Introduction

Intervalle est un concept qui recouvre depuis 2005 un ensemble de travaux suscités par ma rencontre avec un objet insolite, un séchoir à cigares.
Cette boîte est devenue une sorte de nécropole ou de sarcophage, lorsque j’ai noyé dans la cire des petits personnages dans certaines de ces alvéoles. Ces êtres, anonymes et interchangeables incarnent un sentiment d’impuissance, d’attente et surtout d’incommunicabilité comme les personnages de Samuel Beckett dans Comédie.
Intervalle c’est donc l’espace entre-deux, entre deux moments, deux états, deux lieux, entre la naissance et la mort. C’est surtout un prétexte pour décliner des variations sur ce thème dans des techniques et des protocoles de travail chaque fois différents.

INTERVALLE – Dormants et Loculi

J’ai travaillé de manière quasi obsessionnelle sur ce sujets; ces Dormants, ces êtres sans visage, en attente dans leur niche, qui se condamnent à l’immobilisme et qui sont leur propre victime en différant sans cesse la réalisation de leurs rêves, alors que la vie n’est qu’ici et maintenant.
Un des avatars de ces Dormants, les Loculi doivent beaucoup à la vieille complicité que je partage avec M.-A. Julita, photographe, qui a mis en abyme ces séchoirs-nécropoles, créant des images nouvelles, offrant un décalage étonnant avec l’original et sur lesquelles je suis intervenu en peinture et en collage.

INTERVALLE – Les monotypes aléatoires

Tout part de ma curiosité d’expérimenter l’idée d’Intervalle dans une technique que je n’avais jamais utilisée jusqu’alors : l’impression laser.
J’ai alors reproduit un certain nombre de mes dessins représentant tout ou partie de mes personnages dans leur alvéole, sur des fragments d’affiches d’œuvres d’artistes – de la Renaissance au Cubisme – et cela à des échelles variables et improvisées. J’ai ainsi non seulement introduit dans mes recherches la notion de jeu – qui a toujours accompagné mon travail – mais également de hasard. Au moment du tirage, il était impossible pour moi de déterminer quelles surfaces de l’image-support seraient recouvertes, épargnées ou partiellement occultées par mes dessins en surimpression, j’ai été étonné par la richesse infinie des relations imprévisibles qui se sont nouées entre les affiches dessous et mes dessins noirs dessus.
Sur le plan plastique, il y a une rencontre entre deux mondes esthétiques, l’un servant de support à l’autre.
La superposition de mes dessins sur des fragments d’œuvres de notre patrimoine visuel ne fonctionne en aucun cas comme une citation, mais comme une mise en relation intime de deux univers aboutissant à la création d’une nouvelle image porteuse de culture certes, mais chargée aussi de sa propre mémoire et du moment présent. On retrouve chez mes personnages toute cette part d’histoire, d’inconscient collectif, d’archétypes que porte chacun d’entre nous et qui fait notre mémoire commune.
J’ai préféré ne pas reproduire comme supports de base des images liées au monde du cinéma, de la télévision ou du multimédia, précisément parce que je les ai voulues hors modes et intemporelles.

INTERVALLE

Pour en finir avec Intervalle, l’espace Entre–deux n’est pas seulement ce qui sépare et met à distance, mais aussi ce qui rapproche.
Pour le philosophe Daniel Sibony, dans «L’origine en partage», c’est la part de soi qui et mise en commun et dans laquelle les autres ont un rôle. Cela m’ouvre d’autres perspectives…

Publications

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